Guénon laisse certains mots en sanscrit ou en arabe, non par goût de
l’exotisme, mais parce que le mot français disponible porterait un contresens.
Rendre moksha par « salut » ferait entendre une notion religieuse là où il
s’agit d’une délivrance métaphysique ; rendre dharma par « loi » ou par
« devoir » perdrait chaque fois la moitié du sens.
Ces pages expliquent le terme et disent pourquoi il résiste à la traduction.
Dharma désigne le principe de conservation, d'ordre et de conformité par lequel un être, une fonction ou un monde se maintient selon sa nature propre ; aucun mot français n'en épuise les sens.
Moksha est la Délivrance finale: non un état supérieur encore conditionné ni le salut religieux, mais l'obtention effective de l'état suprême et inconditionné par la connaissance parfaite de Brahma.