Les autres sections exposent ce que Guénon soutient. Celle-ci traite de ce qui
reste discuté, et elle procède autrement : au lieu de fixer une notion, elle
pose une question, montre où passent les lignes de partage, et indique quel
passage du texte permet de juger.
La règle y est plus stricte qu’ailleurs, parce que le terrain est plus
glissant. Les héritiers de Guénon ont écrit des œuvres qui leur appartiennent
et que ces pages ne citent pas : ce qui est cité ici est de Guénon, y compris
lorsqu’il parle d’eux dans sa correspondance. Ce que l’encyclopédie avance
en son propre nom est signalé comme tel.
Ces dossiers ne concluent pas. Ils existent pour qu’un lecteur puisse voir la
divergence au lieu d’hériter d’un camp sans le savoir.
Deux hommes qui s'accordent sur la doctrine et divergent sur la méthode : Guénon part des principes, Coomaraswamy des œuvres. Leur correspondance, conservée, montre l'accord et la différence.
Lire Guénon depuis Ibn Arabi fait apparaître des correspondances réelles et en suggère d'autres qui ne le sont pas. Ce que cette lecture apporte, et à quelle condition elle reste vérifiable.
Guénon tient que le christianisme des origines eut un caractère initiatique et qu'il n'en a plus l'usage. La correspondance montre comment il en parlait en privé, avec des réserves que les traités laissent moins voir.
Faut-il un rattachement régulier à une voie vivante, ou la connaissance doctrinale suffit-elle ? C'est la question sur laquelle la postérité de Guénon s'est divisée, et celle où son propre texte est le plus net.
Guénon meurt en 1951 en laissant une œuvre sans successeur désigné. Quatre lectures s'en réclament, et elles ne disent pas la même chose : la carte de ces divergences est la première chose dont un lecteur a besoin.
La question qu'un lecteur français pose en refermant les Aperçus. Guénon y répond, et sa réponse est plus sombre que ne le laissent croire ceux qui s'en réclament : les organisations occidentales subsistantes sont coupées de leur exotérisme et diminuées.